Travailler. Ou pas...
Jeudi matin. Je m'éveille épuisé de l'examen de chinois. Non pas épuisé physiquement, même si j'ai dû dormir avec une mauvaise position et que j'ai l'épaule toute courbaturée. Mais
épuisé mentalement. Je n'ai plus envie de tenir les rênes de mon existence. j'ai, peut-être, trop exigé de moi ces derniers jours alors jusqu'au week-end, c'est décidé, je me laisse
porter.
C'est un renoncement agréable : je ne suis pas né pour vivre dans l'effort. Je n'aime pas m'obliger à aller au-délà de mes limites. La contrainte, parfois, m'aide à me dépasser, mais mon naturel
flemmard et mon "laisser-aller" inné reviennent au galop.
Donc Jeudi pas super productif : MarL prend le relai sur le projet Rat Sca et ça me soulage bien. Pas de vraies nouvelles d'InfC anyway. A midi, des nouvelles d'ExF, qui peut pas venir pour
le déjeuner. Il aimerait qu'on se voit le soir. Bof, je botte en touche : suis pas assez en forme pour ça (je veux dire nerveusement). Peut-être demain? Lâchement, je sais que ça ne se fera pas,
pas vraiment. Mais bon, on s'est compris. On se verra ptet un jour, mais c'est pas pressé. Ouf.
Comme je chatte un peu au bureau et que je pars tôt, la limite entre boulot et maison s'efface un peu. Je chatte avec un blogueur un peu fou, mais très marrant. On se dit qu'on se verra ce WE
sans doute. J'aurai voulu un café en terrasse, mais je crains que le temps ne le permettra pas... Tant pis.
Corvée quand même : je parviens à me résoudre à changer la litière des chats. Pfff... Pour me remettre, DVD de Babylon 5. La terre est reconquise. J'ai presque fini la 4ème saison. Va falloir
songer à me rationner (mais bon j'ai quand même Band of Brothers en réserve pour tenir)...
Puis appel d'un autre blogueur avec qui j'avais bien chatté Dimanche. On papote pendant au moins 3 heures, sans pouvoir trop décrocher. On se dit 4 fois au revoir, et à chaque fois la
conversation redémarre "toute seule". La fatigue qui s'installe est de la bonne fatigue, celle qui me porte dans les meilleurs moments. Je suis bien. J'ai l'impression que lui
aussi. Forcément, oui, j'ai envie qu'on se voit. Il part en WE. Donc plus tard. Mais c'est pas grave car tout ça me semble atemporel anyway. La durée est un bienfait. Le délai fait déjà
partie de l'histoire et l'obstacle ajoute une valeur à tout ce qu'il touche... Viendra le temps de la rencontre, quand on pourra, quand il faudra, au moment venu...
Well, oui, j'avais déjà prévu de croiser quelqu'un ce WE, je sais. Mais bon, c'est pas la mort. Je suis pas vraiment dans l'optique "coucherie" ou "boyfriend" à 100%. En fait, je suis dans aucune
optique. Je crois qu'il faut laisser les histoires se développer comme elles veulent. Comme par magie, comme une alchimie. Et puis deux rencontres possibles, ça va, quand même : je suis pas
en mode "frénésie". Jene suis pas non plus un "stakhanoviste" de la rencontre, comme dirait l'autre...
Anyway. Couché tard. Vendredi matin. Réveil un peu dur. On recommence une journée tranquille : petit speed quand même côté boulot, puisque demande de dernière minute, plus traduction,
plus deadline Rat Sca. Mais la tourmente n'est qu'une bourrasque que je traverse, tête haute, sans problème.
Sushi. Après-midi relax. On papote avec SwiJ, et même avec quelques dévs, la folie quoi. Je chatte, blogue. Ce soir, réu de "semi-boulot" jdr, puis arrosage massif à la vodkaramel. Yum yum!! J'ai
hâte. Je pense que c'est le genre de rituel qui me permettra de me "laver" de la fatigue nerveuse, matinée de flemmingite aigüe, que je traîne depuis Mercredi soir. En fait,
j'hésite même à partir tôt pour passer m'acheter du thé et des bouquins de jeu de rôle... Consommer me ferait du bien. Oui, en bon petit homme moderne, dépenser des sous pour des trucs dont
je crois avoir envie me soulage, me purifie. C'est un rituel infaillible.
Donc là oui, on peut dire que je suis vraiment en massive hésitation existentielle. Trop dure, la vie.