Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 07:44
... ou manipulateur ?
Si on me demande mon avis, je pense manipulateur, forcément.
Je devrais sans doute, larme à l'oeil, me laisser bouleverser par l'émotion un peu impudique de ce billet de blog si "spontané et sincère".
Mais non, de marbre, je ne vois que le calcul, le chantage affectif indirect, et le rappel à l'ordre.
Avec cet odieux ton du "je me révèle dans toute ma sensibilité, alors fermez-la".

Il suffit de sentir ça pour réaliser qu'il y a quelque chose de pourri dans la blogosphère.
Et c'est ainsi que les jours passent.
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 07:04
LCI a frappé : il y a quelques semaines, ils envoyaient la nécrologie de Yves Saint Laurent au lieu de celle d'Aimé Césaire...
Et voilà que YSL décède...
On sent confusément qu'il n'y a pas de hasard. Comme je ne pense que que LCI ait embauché un tueur à gage pour corriger son erreur, je pense plutôt qu'il s'agit d'un cas classique de préscience dans la rédaction de la chaîne info.

LCI : toujours une nécrologie d'avance!!
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 06:53
Le réveil, le petit déjeuner, la salle de bain... parfois l'ordi.
Et chaque matin, ces déambulements comateux d'une pièce à l'autre, le pas mal assuré.
L'oeil pas bien ouvert.
Je vis ces aubes à tâtons, d'une brume à l'autre, jusqu'au moment, un peu fortuit, où mon esprit rattrape le fil des événements.
Parfois c'est la douleur (je me cogne l'orteil contre un meuble). Parfois, une révolte contre une nouvelle absurde lancée par France Info. Parfois, c'est simplement le sens de l'importance (ou de l'impossibilité) des tâches qui m'attendent. Il y a toujours ce moment subtil où la journée, déjà commencée puisque le monde ne s'arrête jamais, me fait une place, où j'embarque dans le rythme des choses.
Oui, comme hululait l'autre conne, je suis un train, montez dans le train.
Il faut bien se laisser emporter dans la vie, et chaque matin, j'ai ce moment, comme l'errance dans une gare, mon billet à la main, pas encore sûr du quai où mon train est annoncé. Il y a un mélange de flânerie et d'urgence : on veut à la fois courir et ne pas se presser trop.

Et c'est ainsi que passent les petits jours.
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 13:20
J'ai clairement pour les mecs une indulgence que je n'ai pas pour les filles.
Je trouve beaucoup plus facilement une excuse à un mec qui a un problème ou qui fait une erreur. Sans doute une question de "sympathie" au sens étymologique : je me mets plus facilement à sa place donc je peux mieux partager son point de vue, son émotion.
Que faudrait-il pour que ma compassion s'étende aussi facilement aux femmes ?
Je ne sais pas.
Bon, au final, étant conscient de ce fait, je me maîtrise mieux. J'apprends à en tenir compte.
Donc je ne suis pas seulement un gros misogyne.

Mais globalement, "évidemment", je comprends souvent mieux les hommes.
Peut-être que ce n'est pas que "la proximité". C'est peut-être cette attirance inconsciente qui me fait les vouloir à différents degrés : chercher leurs qualités, chercher leur compagnie... I don't know.
Forcément, c'est au niveau même inconscient du regard : dans la foule, qui je remarque? dans le métro, qui attire mon attention?
Je ne suis pas certain que ça soit "grave" mais ça pose quand même un problème.
Peut-on seulement arriver à une égalité?
Le pire est qu'il ne me semble pas que les hétéros, ayant le regard attiré par les formes féminines, aient plus de facilité pour "prendre en compte" les femmes comme des "pairs" (des paires?)
Au final, la question doit donc être moins simple que la simple attirance, puisque les plus misogynes sont souvent ceux dont le désir objectifie la femme au lieu de la considérer en partenaire égale.

Bref, on ne refait pas la société juste en y repensant un peu... ce sont des siècles qui nous forment, une culture entière où les éléments doivent, pas à pas, se recomposer.
Les traditions nous embrouillent plus vite que l'ont ne croit.
Et c'est ainsi que passent les jours.
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 12:05

Toi aussi

On est déçu par ce qu'on aime. Je dirai même : on n'est déçu que par ce qu'on aime.

Et j'ai plus d'une fois été déçu par U2.

Je peux pas dire que ça résume la situation mais bon...

Ma plus grosse déception, c'est With or without you.

J'ai longtemps vécu dans l'illusion que, quand même, l'écueil du "I can't live with or without you" avait été évité. Je croyais que le plus beau message, le plus franc, le plus profond, était "I can live with or without you". Mais non. Non non. La chanson est bien une grosse complainte de mal-être romantique à deux balles. Pfff...

M'en fous. Pour moi, ça restera la vérité, la vérité de l'amour : je peux vivre avec ou sans toi. Et dire ça à quelqu'un, c'est aussi sous entendre : je peux vivre avec toi (ce qui est déjà beaucoup) et même, ça pourrait être bien de vivre avec toi. Bref... Mais c'est un autre débat.

Cela dit, pour compenser, il reste le reste, le reste et notamment One.

 

Is it getting better
Or do you feel the same
Will it make it easier on you now
You got someone to blame
You say...

One love
One life
When it's one need
In the night
One love
We get to share it
Leaves you baby if you
Don't care for it

Did I disappoint you
Or leave a bad taste in your mouth
You act like you never had love
And you want me to go without
Well it's...

Too late
Tonight
To drag the past out into the light
We're one, but we're not the same
We get to
Carry each other
Carry each other
One...

Have you come here for forgiveness
Have you come to raise the dead
Have you come here to play Jesus
To the lepers in your head

Did I ask too much
More than a lot
You gave me nothing
Now it's all I got
We're one
But we're not the same
Well we
Hurt each other
Then we do it again
You say
Love is a temple
Love a higher law
Love is a temple
Love the higher law
You ask me to enter
But then you make me crawl
And I can't be holding on
To what you got
When all you got is hurt

One love
One blood
One life
You got to do what you should
One life
With each other
Sisters
Brothers
One life
But we're not the same
We get to
Carry each other
Carry each other

One...life
One

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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 12:02

Et aussi ça

J'oubliais un détail.
En rentrant, mon répondeur clignote : ExF "en faisant du rangement" (fin d'année scolaire?) a retrouvé les CDs que j'avais déjà mentalement abandonnés. Il semble vouloir qu'on se voit pour me rendre ces prises de guerre. Sans condition. Etant donné nos dernières rencontres et discussions post-rupture, en fait, j'hésite à botter en touche.
Après "l'ex qui tenait un blog", "l'ex qui veut me revoir rapidement". En plus, cette semaine, ExMi est de passage sur Paris, et on aurait dû se voir.
La loi des séries, j'imagine.

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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 12:01

Again and again

Générique rapide.
Lever tôt, France info/ti déj et arrivée, comme Mercredi dernier, au boulot au plus près de 9h... (oui oui, avant 9h20, promis)
Calme des grands espaces vides. Les bureaux à la fraîche sont quasi déserts.
Idéal pour se poser et se faire un petit thé. Puis "bonjour" "bonjour" un par un.
Brief avec MarL. Elle pige vite. Vivement qu'elle soit là à plein temps pour gérer le projet. Pas avant Juillet en fait. Je sens que je vais détester Juin (ou pas). Plein d'allant, on planifie en tout cas notre réu hebdomadaire pour 14h30.

Puis surprise, in extremis avant mon départ pour déjeuner : on a vendu des jeux et on me l'avait pas dit. Il faut les éléments marketing en 5 langues pour Vendredi.
Mais rejouons plutôt la scène au ralenti...

Moi : Les éléments marketing?
Lui : Les éléments marketing.
Moi : Pour Vendredi?
Lui : Pour Vendredi.
Moi : Ce Vendredi?
Lui : Ce Vendredi.
Moi : En 5 langues?
Lui : En 5 langues.
Moi : Pour les 3 jeux?
Lui : Pour les 3 jeux.
Moi (essayant de botter en touche) : Mais quels éléments marketing?
Lui (machiavélique) : Je t'envoie un fichier avec la version anglaise.
Moi (en déroute) : Mais pour Vendredi là, c'est pas possible.
Lui (estocade finale) : Ben on peut repousser jusqu'à Lundi si nécessaire.
Rideau

Super. Ça m'apprendra à vouloir gérer des trucs qui n'entrent pas dans mes fonctions normalement.
Je me revois encore : "Oh comme c'est moi qui fait la version de base du glossaire, je crois que je vais prendre en charge la localisation et les contacts avec les traducteurs..." Quel con parfois quand même. Surtout qu'on m'avait rien demandé. Enfin bon bref. Petite demande de devis par mail avant de partir.

Long travelling, caméra sur l'épaule. On glisse (en métro, puis en courant, hop déé hop déé hop déé) jusqu'à la terrasse du Pub St Hilaire. Montagne Ste Geneviève, soleil. En bonne compagnie. MneC, Flu, Emi et CouG. Unis au cidre (enfin, à une blanche pression près). Nonobstant quelques moucherons facétieux (mais nutritifs), tout se passe sans encombre. On papote un peu. On reprend contact. On dévore. On souffle... La vie quoi. Celle que j'aime avec ceux que j'aime. Et en plus sur cette terre qui m'a fait, qui m'a porté tant et tant. Ah! J'en frémis.
L'estomac plein, les yeux dans le lointain, je réalise à quel point le temps passe vite quand on a envie de ne rien faire. Mais là bon, c'est quand même moi qui ait prévu la réunion de 14h30. Personne n'a vraiment envie de la faire et si je n'y vais pas, 4 collègues vont me détester furieusement (ou pas). On se promet une soirée Vodkaramel le 18. Yip ça roule. J'essaie de gagner du temps mais l'heure tourne moins vite que je ne l'oublie. Bref, je laisse mon dû et abandonne mes camarades sans trop me retourner. Après tout, c'est pas parce que je dois m'éclipser que eux ne doivent pas profiter de la table, du soleil et du ventilo-brumatiseur...
Cut.
14h26, je suis devant mon ordi. Bloc note ready. Stylo ready. Timeline ready. Une grande inspiration et on y go.
DaAl est trop pris pour se joindre à nous, mais il écoute d'une oreille distraite pas loin. DevT a bien avancé et NanA, très pro, est largement en avance (j'en viens presque à croire qu'on va tenir la deadline). Heureusement, DevF est complètement bloqué, ce qui fait une bonne moyenne. Je débriefe rapide avec MarL qui enverra quelques questions à InfC. The future is bright comme dirait l'autre. Franchement, pendant un vague moment, je me laisse porter par un rêve made in "executive life" et je crois que le projet n'est pas une catastrophe en gestation. J'oublie qu'on fonce dans le mur. J'oublie le gouffre.

Mais le gouffre, lui, ne m'a pas quitté des yeux.
Petit flashback : Il m'était arrivé un truc du même genre quand j'étais petit : j'étais à la mer. Baignade. Gros temps. Et je voulais rentrer. J'étais petiot, avec une bouée pour minimiser les risques. Et arrivé sur le bord, les vagues me faisaient monter et descendre comme un bouchon. Je luttais. Je parvins enfin à poser un pied, puis deux sur le rivage. Le reflux tirait sur ma bouée. Le sol instable se dérobait. Une fois, deux fois, je m'approchais sans réussir à m'extraire de l'eau. La troisième fois sembla être la bonne. Une éclaircie. Oui, un espoir. j'étais tiré d'affaire... Et tant mieux, car je commençais sérieusement à fatiguer. Mes orteils s'arqueboutaient. Je lançais mon poids en avant. L'eau décrut juste au bon moment. Oui, j'étais sorti d'affaire. Ou pas. Car l'eau qui recule finit toujours par revenir. Une grosse vague s'abattit sur moi, haut comme trois pommes. Et me happa dans les flots. Un vrai rouleau. La bouée, emportée dans le tourbillon, me renversa. Je passai cul par dessus tête Une roulade tête sous l'eau. Un tour complet. Une fois. Je me redressai tant mais le mal était fait. Une autre déferlante me fit perdre l'équilibre. C'était parti pour un autre tour. Rouleau sur rouleau m'envoyaient valser. J'étais à bout de force et je commençais à boire la tasse. Les éléments qui m'avaient laissé croire que je pouvais leur échapper me noyaient lentement. Et je pense que je n'en serai pas sorti tout seul si un brave homme n'écoutant que son courage (et sans doute aussi, mes cris étranglés) ne m'avait pas attrapé par la bouée pour me tirer de ce mauvais pas.

Et là, bon, pareil : grisé par mon fantasme "executive life", je me laissai aller à oublier le danger, l'abyme, un instant. Porté par je ne sais quel élan illusoire, je me disais que tout irait bien. Et la vague pernicieuse se fit une joie de s'abattre sur moi pour m'emporter :
les textes ingame allemands déjà traduits, trop longs, ne rentrent pas dans les écrans de jeux. Les traductions des éléments marketing seront difficilement prêtes à temps. L'interface piétine. Et difficile de déterminer ce que DaAl aura vraiment le temps de boucler avant de partir en vacances (il sera absent toute la semaine prochaine).
Bref, noyade assurée. Et en plus personne ne viendra me sauver cette fois-ci.
Rien n'ira bien. Le gouffre menace, éternel, immuable.
Mais bon, m'en fous.
C'est allègrement que je plante tout à 18h pétantes pour aller retrouver, pour la dernière fois, Madame Li. Deux heures émouvantes donc. Mais surtout très compliquées et intenses. Difficile de croire que l'examen écrit est dans une semaine. Je ne serais pas prêt. Mais qu'importe. Mon moral est inoxydable. Nothing to lose?
Cut
On reprend chez PirW. Avec Flu, on mate les 3 premiers épisodes de la Saison 3 de West Wing. Consternation. Le premier épisode est un "hors-série" spécial 11 Septembre. Avec une bonne leçon genre "le terrorisme pour les nuls'". Oui, de l'explicatif, oui, de la pseudo-profondeur sans trop sombrer dans l'absolu patriotisme. OK, on a vu pire, mais quand même, on a un peu l'impression qu'on nous prend pour des cons. Mais bon, ça doit être une réaction d'européen anti-américain j'imagine. Bref. Et puis les épisodes suivants, heureusement, nous remettent sur les rails. On apprécie le redémarrage mais pof,c 'est déjà l'heure de rentrer.

Métro. Puis je marche dans la nuit. Mode daydream (ou night dream, je sais pas) enclenché. Je repense à toute ma journée, tout ce que j'ai absorbé et que je dois digérer. En quelques instants (porte de la chapelle, porte d'aubervilliers, il fait bon), je vois trois ou quatre points à aborder, à rédiger. Un truc sur ma logique de progression/accumulation. Et un autre sur le "with or without you", très important. Un autre sur la bouffe je pense. Une note rapide sur le "ou pas" et sur les échanges de vannes du pôle créa... Bref, les idées s'accumulent. S'accumulent. Comme mes livres, c'est le même mouvement.
Mais je n'ai pas le temps de tout dire, non. Pas le temps cette nuit.
Faut que je dorme (ou pas).

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Samedi 31 mai 2008 6 31 /05 /Mai /2008 01:50
Joué à Lost Winds. Pas fini mais vraiment de bons moments. Donc ça prouve que le Wiiware ne vaut pas rien.
Je regrette pas ce que j'ai payé pour l'instant... et même si ça finit vite, et même si certains mouvements sont un peu pénibles, et même s'il y a un gros bug (que j'ai évité heureusement), c'est une réussite à mon avis.
Vive le digital.
Seul truc, c'est que le disque dur de la Wii n'est pas si grand que ça... un peu con, non?
Par XS - Publié dans : + de jeux
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Samedi 31 mai 2008 6 31 /05 /Mai /2008 00:01
La 4ème édition de D&D, c'est la semaine prochaine... étrangement, je suis impatient.
Alors que je sais pertinemment que je ne jouerai pas...
Il y a une fibre en moi qui résonne encore. Plus rôliste que joueur. Comme un dû envers ce concept qui m'a fait, formé, soutenu.
Comme un devoir de mémoire. Un hommage intime.

Je veux latter du kobold!! Je veux blaster du gobelin!!
Je veux des pouvoirs "à volonté"!! Je veux des points d'actions!!
Je veux du d20 partout!!
Par XS - Publié dans : + de jeux
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 23:59
Quand on a ni le talent, ni la volonté, ni la famille, il ne reste plus que la chance... (et encore, si la chance est vraiment là, on a généralement un des trois trucs précédents...)
Par XS - Publié dans : + de trucs
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