Some more
Journée de boulot inordinaire. Sans surprise, InfC nous joue toujours les poules ayant trouvé non pas un couteau, mais toute une batterie de couverts... Résultat : des échanges de mail surréalistes pour lui rappeler que, non, notre jeu quoiqu'évolutif ne pourra pas prédire tous les événements possibles et improbables de l'univers. Notre jeu n'aura pas réponse à tout. C'est définitif.
Définitif, mais le deal est toujours pas signé à ce que j'en sais... Pourquoi ne suis-je même pas surpris ?
Midi. SouM, de passage pour nous voir, se joint à nous pour déjeuner : sashimi, brochettes, vin blanc et mangue glacée... c'est la fête. Bonne discussion comme on le fait rarement. J'apprends que SouM bosse en partie pour Bercy (et notamment c'est sa boite qui postulait pour le projet de 200 millions d'euros annulé dernièrement et dont BroE m'avait parlé ce WE)... En plus, c'est aussi la boite de RevG et effectivement, SouM me confirme la restructuration qui avait tant fait chié RevG. Le monde est tout petit, quand on y pense. Enfin... surtout le monde de France de Paris...
Retour au boulot. Chaleur/torpeur. Je ponds un système de code évolué et évolutif. Je fractionne un automate. Je m'adapte, je transcende. Thé Rushka. Puis thé glacé. J'avance, je surfe, je rédige, je schématise. Et je déconne. Et je dynamise : oui, résolument, nous allons acheter des ventilos (c'est ça ou suer comme des porcs). Les choses avancent d'un pas. D'un seul. On a fait pire et on a fait mieux. Bonne ambiance détendue mais productive. L'été est là, l'été nous porte.
Et je réalise que je n'aurais pas une soirée de libre avant Dimanche (jdr : 7th sea, DVD : West wing, jdr : castle falkenstein, restau : iranien, anniv : SheF). Et que j'ai pas géré les cadeaux (ni anniversaire, ni mariages). Et que ma carte MK2 expire dans 2 semaines avec encore 4 places dessus... Mais c'est pas grave, ce n'est rien. C'est même plutôt bien. Je pressens que la fatigue va m'aider, comme souvent, à surmonter tout ça. Comme quand, en cours d'ascension, sur un chemin de crète, on passe en mode automatique. On regarde ses pieds, pas à pas. Sans lever les yeux vers le sommet. Pas à pas, sans réfléchir, on avance. On fredonne un peu, s'il le faut, pour se laisser aussi bercer par le rythme. On est dans un cocon de fatigue qui nous protège du vent.
Ah, coup de fil. InfC, toute joyeuse, me dit qu'elle est débordée. On se marre. Le projet est comme un gouffre, on voit ce qu'on jette dedans y disparaître, sans espoir de le combler jamais. Mais c'est pas grave, on se marre quand même. Les choses sont légères, même au bord du gouffre. La bonne humeur est dans l'air du temps. Ou pas. (car "ou pas" est résolument la réplique de la journée... ou pas).