Jeudi 12 juin 2008
J'ai perdu mon parapluie sur le chemin du paradis.
J'ai comparé des perfidies de comptoirs et des bons backstab contre les caprices de la hiérarchie.
J'ai trouvé mon deuxième livre-coeur en français.
J'ai pris un peu de temps pour souffler (mais alors juste un peu)
J'ai acheté 500g de maragogypes.
J'ai pratiqué une touche de name-dropping pour mieux redorer ma gloire oubliée.
J'ai évité les gouttes et trié les mails.
J'ai écouté, regardé, senti (et même un peu pénétré) les vestiges anticipés d'une oeuvre à venir.
J'ai lu, oui, hélas, plusieurs promesses décevantes qui me laissent entrevoir des semaines de travail difficiles.
J'ai promené le tichien avec mon koalou et fait des courses express.
J'ai fait ça, et tant d'autres choses.
On a, je crois, tous une aptitude plus ou moins grande au bonheur. Moi, j'ai la chance d'en avoir une grande, chevillée au corps. Inoxydable. Mon bonheur semble increvable.

Et c'est ainsi que les jours passent.
Par XS - Publié dans : + de jours
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Dimanche 8 juin 2008

More to do

Les rdv s'acumulent : West Wing Lundi, déjeuner et babysit Mardi, examen écrit de chinois Mercredi... + revoir ExF pour cette histoire de CDs (ça craint) + me remettre au boulot pour le jdr DaC... + partie de jeu de plateau (ça serait bien) + prendre un pot Vendredi.
En fait je crois que ma semaine prochaine est déjà pleine avant d'avoir même commencé. Je l'avais pas vu venir.
Je m'auto-déborde.
D'un autre côté, tout se fait naturellement. Tout se gère tout seul. Je n'y suis pas pour grand-chose.

C'est pas comme si j'avais à me forcer pour en arriver là.
Je crois que tout ira bien. Ou pas.

En fait, je commence à fatiguer quand même. J'ai eu un sacré coup de barre au boulot, en posant les tapis sur le parquet du niveau 1... Dur.
Et puis ce soir, non, la partie, c'était pas du grand art. J'étais trop sur la défensive et pas assez à l'aise.
Faut que je me laisse vivre. Faut que je me programme des grandes plages de rien. De rien du tout.
Faut que je me rappelle que glander est aussi une de mes priorités.
C'est fou comme on oublie vite certains trucs essentiels parfois...
Heureusement que le blog est là en fait. C'est un peu ma manière de glander finalement. Une certaine façon de ne rien faire.
Mais bon, quand même, Dimanche, faudrait vraiment que j'en branle pas une, juste pour ne pas oublier ce que c'est.

Par XS - Publié dans : + d'archives
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Dimanche 8 juin 2008

Castle Falkenstein, épisode 2

Nos agents secrets du Second Empire continuent leur enquête...
Utilisant nuitamment un magnétomètre à impulsions, Yvonne Belles-jambes parvient à espionner les appartements des De Cours-Clébert. Elle n'entend d'abord que les ronflements de la Baronne Eugénie, mais soudain, elle capte, en interférence, la fin d'une conversation : un homme dit "étant donné l'échec de la mission, il semble grand temps de passer au plan B. Je vous ferais demain, à la même heure, un nouveau rapport."
Qui parlait? Quelle était cette conversation? Yvonne semble penser qu'elle a intercepté les émissions magnétiques d'un autre engin d'espionnage ou de communication. Les lois du magnétisme sont troubles dans la "Nouvelle Europe".
Le lendemain, l'enquête continue. Albert repère un petit groupe parlant anglais qu'il espionne un moment, avant de réaliser qu'il n'y comprend rien et que cela est donc inutile. Il échafaude une troublante théorie du complot.
Philippe se débrouille pour inviter Marie-Fleur et la Baronne Eugénie à une visite du jardin, afin de permettre aux autres agents de fouiller leurs appartements pendant qu'il les occupera dehors.
Lors de la visite, Marie-Fleur est séduite, et les objections de la Baronne sont déjouées par le très grand standing et l'érudition de Philippe.
Pendant ce temps, Charles s'introduit dans les appartements. Il découvre que Diane est enfermée dans sa chambre et que Marie-Fleur se livre à de savants calculs financiers sur des bouts de papiers. Mais il remarque surtout un appareil relié par un fil aux appartements voisins : il se renseigne et apprend que ce sont les appartements d'Iris de Naule-Vicomte, une riche héritière qui joue les mécènes. Elle est très en vue à Paris et aurait ses entrées à la cour de l'Empereur Napoléon III. Elle est accompagnée de son frère Hyacinthe, un célèbre dandy qui serait un peu dévergondé, et carrément pédé.
N'écoutant que son courage, Charles s'introduisit dans les appartements des Naule-Vicomte. Mais là, il dérangea un talisman triangulaire qui gardait la porte et déclencha un sortilège qui tenta de prendre le contrôle de son esprit : la voix d'un homme, impérative, lui soufflait des ordres dans sa tête. Sûr de lui et de sa volonté, Charles résista à cette magie mentale et commença sa fouille. Mais alors qu'il constatait que le fil menait bien ici, Iris et Hyacinthe entrèrent dans l'antichambre.
Confronté, Charles tenta un moment de faire croire que le sortilège de contrôle avait fonctionné, mais l'illusion fut rapidement dissipée par l'incohérence de ses réponses et Hyacinthe, dégainant sa canne-épée, se fendit sur lui. Charles, blessé, parvint à battre en retraite dans une chambre et à s'y enfermer. Il fallait éviter un esclandre. Il s'enfuit par la fenêtre et courut se cacher dans les appartements du groupe d'agents. Là, pendant que le blessé se pansait, Philippe tissa une illusion pour lui donner un nouveau visage.
Avant le dîner, Philippe reçoit une invitation pour participer à une "soirée en hommage à Pipo et Tani" les deux chiens décédés, après le dîner dans les appartements des De Cours-Clébert.
Pendant le dîner, décidant de prendre sa revanche sur les différents ridicules qu'il avait subi jusqu'ici, Albert prit la parole et raconta brillamment plusieurs anecdotes sur son entrée dans le monde. Le sasquatch des Alpes à poil bleu se montra plus aimable et courtois qu'à son habitude et il sut, pour un dîner au moins, être le centre de l'attention intéressée et respectueuse de la bonne société rassemblée à Montalfan.
Fort de ce succès, il décida d'aller rendre visite à Iris de Naule-Vicomte dans ses appartements. Elle lui proposa d'aller discuter au salon, mais comme elle voulait se repoudrer, il resta patienter dans l'antichambre.
Pendant ce temps, Philippe arrivait dans l'appartement voisin où Marie-Fleur et la baronne l'attendait avec champagne et petits-fours. La baronne s'en tenait à une tisane du soir. Créant une illusion de chaleur, Philippe fit en sorte d'ouvrir la fenêtre pour permettre à ses comparses de pouvoir intervenir le cas échéant. Mais, pendant que Marie-Fleur lui glissait des œillades, il constata que la baronne piquait du nez. Pour ne pas la déranger, Marie-Fleur lui proposa de venir discuter dans sa chambre... invitation aussitôt acceptée.
Mais Yvonne, qui s'était approchée pour mieux observer la scène, aperçut que, dans les appartements voisins, Iris qui prétendait se repoudrer était en fait en train de dissimuler une arme à feu dans les replis de sa robe. Inquiète de voir Albert en mauvaise posture, elle projeta des cailloux sur les vitres puis se cacha. Iris et Albert se précipitèrent à la fenêtre, Iris pointant son arme vers l'extérieur mais elle ne vit rien. Albert l'interrogea et Iris, tout en lui disant qu'il valait mieux regagner le salon, lui expliqua qu'elle craignait pour sa vie : effectivement, elle avait par le passé aidé certains activistes de "l'internationale" un mouvement révolutionnaire, mais elle avait arrêté en voyant leur engagement se durcir. Depuis, elle était à la fois tourmentée par certains serviteurs de l'empereur et surtout par des membres de l'internationale qui voyaient en elle une traître à la cause...
Pendant ce temps, Philippe, prêt à tout pour servir la France, succombait aux avances de Marie-Fleur. Entre deux étreintes, il apprit qu'elle visait à éliminer sa cousine puis sa mère pour récupérer la fortune des Orfanville, dont la Baronne, ruinée, n'était que la gérante en attendant que Diane en prenne possession. Diane séduite révélait tout son plan et, bien que troublé par tant de fourberie, Philippe se laissa aller à faire son devoir. Pour l'Empire.
Pendant ce temps, Yvonne s'introduisait enfin par la fenêtre ouverte dans l'antichambre des De Cours-Clébert. Qu'elle ne fut pas sa surprise de découvrir Diane, devant la silhouette endormie de la baronne, tenant Riga, le dernier chien survivant et le fixant avec un regard mauvais.
Après discussion, Diane, décontenancée, avoua qu'elle en avait marre de subir tant d'humiliation et qu'elle voulait se venger, mais qu'elle ne parvenait pas à se résoudre à tuer un si gentil chien. Yvonne la calma et, reprenant ses esprits, Diane décida de s'enfuir. Sortant par la fenêtre, Yvonne et elle retrouvèrent Charles. Diane demanda aux deux agents de l'aider à s'enfuir ce soir pour Paris. Ne voulant pas quitter les lieux si vite, Charles assoma Diane et la ramena inconsciente dans les appartements du groupe.
Pendant ce temps, Albert et Iris, au salon, furent rejoint par Hyacinthe. Celui-ci, très mondain, commença par faire des avances à Albert, puis, après des menaces ouvertes de duel, le tourna en ridicule et quitta les lieux avec sa sœur, en expliquant qu'il espérait ne revoir ni Albert, ni Charles, et encore moins dans leurs appartements.
Se retrouvant tous dans leurs appartements, nos agents réveillèrent Diane et lui apprirent la nature de leur mission. Elle leur demanda de la ramener au plus vite voir "Tonton Jules" : elle allait mettre en œuvre sa vengeance en récupérant sa fortune et en mettant sa tante et sa cousine sur la paille. "A la rue, les deux garces" Interrogée sur ce que les De Naule-Vicomte pouvaient bien lui vouloir, Diane montra aux agents le médaillon qu'elle gardait toujours sur elle : un cristal que son père lui avait ramenée de son expédition en Tambanie. Ce joyau africain était le dernier souvenir qu'il lui restait de son père, Adémard Orfanville, grand voyageur mort dans des circonstances étranges d'une fièvre fulgurante... Convaincus, nos agents décidaient de plier bagage et de rentrer à Paris.
Seul Philippe, tourmenté par l'instant de faiblesse qui l'avait fait céder à Marie-Fleur, se demandait comment il pouvait sortir de cette situation en gardant tout son honneur de gentleman...

Voilà la fin momentanée de la séance. On risque de ne pas rejouer avant un mois.

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Dimanche 8 juin 2008
Non, je ne suis pas haineux.
Non, je ne suis pas revanchard.

Peut-être rancunier, ça OK.
En tout cas, les gros connards qui m'ont bien emmerdés par le passé, je n'arrive pas à pleurer sur leur sort. Même s'ils ou elles tiennent des blogs larmoyants.
Désolé.

Les profiteurs qui ne peuvent plus s'acheter de grosses montres ne m'arracheront pas de sanglots.
Les escrocs qui se posent en victimes quand ils sont obligés de licencier n'ont pas droit à ma sympathie quand ils remontent ou revendent leur cinquième boîte coulée.

Au sortir d'une messe "à la mémoire de", je crains que je ne sois pourtant pas très charitable. Ni l'annonce de la venue de Mr the Pope, ni les actions de grâce ou autres intercessions ne me donnent envie de pardonner.
Non.
Je crois qu'on passe trop de choses à certaines personnes. Je crois que certains s'en tirent vraiment trop bien.
Et j'avoue que, même si j'ai tourné la page, j'attends encore, dans un coin de mon esprit, de les voir brûler dans l'enfer qu'ils méritent.
Ou plutôt, comme dit le proverbe, j'attends de voir leur cadavre descendre le long du fleuve.

Et c'est ainsi que les jours passent.
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Mercredi 4 juin 2008
Tout soucieux que j'étais de mes activités sur-importantes, j'ai oublié mon canard du matin.
A y repenser, je me sens inexcusable.
Je me décale, je m'oublie.
Je me perds.
Où suis-je donc, dans ce fatras?

Et c'est ainsi que les jours passent.
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Mardi 3 juin 2008
Croisé une femme voilée. En noir intégral. Gants, longues robes. Petites fentes pour les yeux. Pas un soupçon de peau exposée. Elle avançait tranquillement avec une poussette, reine de la rue et d'elle-même, au moins dans l'attitude ("j'ai pas peur de m'affirmer".). Les têtes se retournaient sur son passage.

Je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'aujourd'hui, dans Paris, une femme en burkha est aussi incongrue qu'un homme en kilt. On a envie de savoir ce qu'il y a dessous. Au final, ça attire plus le regard qu'autre chose. N'est-ce pas l'inverse de l'humilité recherchée ?

Les gens n'ont pas peur de leurs contradictions. C'est normal : en général, ils ne les voient pas ou évitent de les voir.
Et c'est ainsi que les jours passent.
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Lundi 2 juin 2008
... ou manipulateur ?
Si on me demande mon avis, je pense manipulateur, forcément.
Je devrais sans doute, larme à l'oeil, me laisser bouleverser par l'émotion un peu impudique de ce billet de blog si "spontané et sincère".
Mais non, de marbre, je ne vois que le calcul, le chantage affectif indirect, et le rappel à l'ordre.
Avec cet odieux ton du "je me révèle dans toute ma sensibilité, alors fermez-la".

Il suffit de sentir ça pour réaliser qu'il y a quelque chose de pourri dans la blogosphère.
Et c'est ainsi que les jours passent.
Par XS - Publié dans : + de jours
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Lundi 2 juin 2008
LCI a frappé : il y a quelques semaines, ils envoyaient la nécrologie de Yves Saint Laurent au lieu de celle d'Aimé Césaire...
Et voilà que YSL décède...
On sent confusément qu'il n'y a pas de hasard. Comme je ne pense que que LCI ait embauché un tueur à gage pour corriger son erreur, je pense plutôt qu'il s'agit d'un cas classique de préscience dans la rédaction de la chaîne info.

LCI : toujours une nécrologie d'avance!!
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Lundi 2 juin 2008
Le réveil, le petit déjeuner, la salle de bain... parfois l'ordi.
Et chaque matin, ces déambulements comateux d'une pièce à l'autre, le pas mal assuré.
L'oeil pas bien ouvert.
Je vis ces aubes à tâtons, d'une brume à l'autre, jusqu'au moment, un peu fortuit, où mon esprit rattrape le fil des événements.
Parfois c'est la douleur (je me cogne l'orteil contre un meuble). Parfois, une révolte contre une nouvelle absurde lancée par France Info. Parfois, c'est simplement le sens de l'importance (ou de l'impossibilité) des tâches qui m'attendent. Il y a toujours ce moment subtil où la journée, déjà commencée puisque le monde ne s'arrête jamais, me fait une place, où j'embarque dans le rythme des choses.
Oui, comme hululait l'autre conne, je suis un train, montez dans le train.
Il faut bien se laisser emporter dans la vie, et chaque matin, j'ai ce moment, comme l'errance dans une gare, mon billet à la main, pas encore sûr du quai où mon train est annoncé. Il y a un mélange de flânerie et d'urgence : on veut à la fois courir et ne pas se presser trop.

Et c'est ainsi que passent les petits jours.
Par XS - Publié dans : + de jours
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Dimanche 1 juin 2008
J'ai clairement pour les mecs une indulgence que je n'ai pas pour les filles.
Je trouve beaucoup plus facilement une excuse à un mec qui a un problème ou qui fait une erreur. Sans doute une question de "sympathie" au sens étymologique : je me mets plus facilement à sa place donc je peux mieux partager son point de vue, son émotion.
Que faudrait-il pour que ma compassion s'étende aussi facilement aux femmes ?
Je ne sais pas.
Bon, au final, étant conscient de ce fait, je me maîtrise mieux. J'apprends à en tenir compte.
Donc je ne suis pas seulement un gros misogyne.

Mais globalement, "évidemment", je comprends souvent mieux les hommes.
Peut-être que ce n'est pas que "la proximité". C'est peut-être cette attirance inconsciente qui me fait les vouloir à différents degrés : chercher leurs qualités, chercher leur compagnie... I don't know.
Forcément, c'est au niveau même inconscient du regard : dans la foule, qui je remarque? dans le métro, qui attire mon attention?
Je ne suis pas certain que ça soit "grave" mais ça pose quand même un problème.
Peut-on seulement arriver à une égalité?
Le pire est qu'il ne me semble pas que les hétéros, ayant le regard attiré par les formes féminines, aient plus de facilité pour "prendre en compte" les femmes comme des "pairs" (des paires?)
Au final, la question doit donc être moins simple que la simple attirance, puisque les plus misogynes sont souvent ceux dont le désir objectifie la femme au lieu de la considérer en partenaire égale.

Bref, on ne refait pas la société juste en y repensant un peu... ce sont des siècles qui nous forment, une culture entière où les éléments doivent, pas à pas, se recomposer.
Les traditions nous embrouillent plus vite que l'ont ne croit.
Et c'est ainsi que passent les jours.
Par XS - Publié dans : + de jeux
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