Castle Falkenstein, épisode 2
Nos agents secrets du Second Empire continuent leur enquête...
Utilisant nuitamment un magnétomètre à impulsions, Yvonne Belles-jambes parvient à espionner les appartements des De Cours-Clébert. Elle n'entend d'abord que les ronflements de la Baronne Eugénie, mais soudain, elle capte, en interférence, la fin d'une conversation : un homme dit "étant donné l'échec de la mission, il semble grand temps de passer au plan B. Je vous ferais demain, à la même heure, un nouveau rapport."
Qui parlait? Quelle était cette conversation? Yvonne semble penser qu'elle a intercepté les émissions magnétiques d'un autre engin d'espionnage ou de communication. Les lois du magnétisme sont troubles dans la "Nouvelle Europe".
Le lendemain, l'enquête continue. Albert repère un petit groupe parlant anglais qu'il espionne un moment, avant de réaliser qu'il n'y comprend rien et que cela est donc inutile. Il échafaude une troublante théorie du complot.
Philippe se débrouille pour inviter Marie-Fleur et la Baronne Eugénie à une visite du jardin, afin de permettre aux autres agents de fouiller leurs appartements pendant qu'il les occupera dehors.
Lors de la visite, Marie-Fleur est séduite, et les objections de la Baronne sont déjouées par le très grand standing et l'érudition de Philippe.
Pendant ce temps, Charles s'introduit dans les appartements. Il découvre que Diane est enfermée dans sa chambre et que Marie-Fleur se livre à de savants calculs financiers sur des bouts de papiers. Mais il remarque surtout un appareil relié par un fil aux appartements voisins : il se renseigne et apprend que ce sont les appartements d'Iris de Naule-Vicomte, une riche héritière qui joue les mécènes. Elle est très en vue à Paris et aurait ses entrées à la cour de l'Empereur Napoléon III. Elle est accompagnée de son frère Hyacinthe, un célèbre dandy qui serait un peu dévergondé, et carrément pédé.
N'écoutant que son courage, Charles s'introduisit dans les appartements des Naule-Vicomte. Mais là, il dérangea un talisman triangulaire qui gardait la porte et déclencha un sortilège qui tenta de prendre le contrôle de son esprit : la voix d'un homme, impérative, lui soufflait des ordres dans sa tête. Sûr de lui et de sa volonté, Charles résista à cette magie mentale et commença sa fouille. Mais alors qu'il constatait que le fil menait bien ici, Iris et Hyacinthe entrèrent dans l'antichambre.
Confronté, Charles tenta un moment de faire croire que le sortilège de contrôle avait fonctionné, mais l'illusion fut rapidement dissipée par l'incohérence de ses réponses et Hyacinthe, dégainant sa canne-épée, se fendit sur lui. Charles, blessé, parvint à battre en retraite dans une chambre et à s'y enfermer. Il fallait éviter un esclandre. Il s'enfuit par la fenêtre et courut se cacher dans les appartements du groupe d'agents. Là, pendant que le blessé se pansait, Philippe tissa une illusion pour lui donner un nouveau visage.
Avant le dîner, Philippe reçoit une invitation pour participer à une "soirée en hommage à Pipo et Tani" les deux chiens décédés, après le dîner dans les appartements des De Cours-Clébert.
Pendant le dîner, décidant de prendre sa revanche sur les différents ridicules qu'il avait subi jusqu'ici, Albert prit la parole et raconta brillamment plusieurs anecdotes sur son entrée dans le monde. Le sasquatch des Alpes à poil bleu se montra plus aimable et courtois qu'à son habitude et il sut, pour un dîner au moins, être le centre de l'attention intéressée et respectueuse de la bonne société rassemblée à Montalfan.
Fort de ce succès, il décida d'aller rendre visite à Iris de Naule-Vicomte dans ses appartements. Elle lui proposa d'aller discuter au salon, mais comme elle voulait se repoudrer, il resta patienter dans l'antichambre.
Pendant ce temps, Philippe arrivait dans l'appartement voisin où Marie-Fleur et la baronne l'attendait avec champagne et petits-fours. La baronne s'en tenait à une tisane du soir. Créant une illusion de chaleur, Philippe fit en sorte d'ouvrir la fenêtre pour permettre à ses comparses de pouvoir intervenir le cas échéant. Mais, pendant que Marie-Fleur lui glissait des œillades, il constata que la baronne piquait du nez. Pour ne pas la déranger, Marie-Fleur lui proposa de venir discuter dans sa chambre... invitation aussitôt acceptée.
Mais Yvonne, qui s'était approchée pour mieux observer la scène, aperçut que, dans les appartements voisins, Iris qui prétendait se repoudrer était en fait en train de dissimuler une arme à feu dans les replis de sa robe. Inquiète de voir Albert en mauvaise posture, elle projeta des cailloux sur les vitres puis se cacha. Iris et Albert se précipitèrent à la fenêtre, Iris pointant son arme vers l'extérieur mais elle ne vit rien. Albert l'interrogea et Iris, tout en lui disant qu'il valait mieux regagner le salon, lui expliqua qu'elle craignait pour sa vie : effectivement, elle avait par le passé aidé certains activistes de "l'internationale" un mouvement révolutionnaire, mais elle avait arrêté en voyant leur engagement se durcir. Depuis, elle était à la fois tourmentée par certains serviteurs de l'empereur et surtout par des membres de l'internationale qui voyaient en elle une traître à la cause...
Pendant ce temps, Philippe, prêt à tout pour servir la France, succombait aux avances de Marie-Fleur. Entre deux étreintes, il apprit qu'elle visait à éliminer sa cousine puis sa mère pour récupérer la fortune des Orfanville, dont la Baronne, ruinée, n'était que la gérante en attendant que Diane en prenne possession. Diane séduite révélait tout son plan et, bien que troublé par tant de fourberie, Philippe se laissa aller à faire son devoir. Pour l'Empire.
Pendant ce temps, Yvonne s'introduisait enfin par la fenêtre ouverte dans l'antichambre des De Cours-Clébert. Qu'elle ne fut pas sa surprise de découvrir Diane, devant la silhouette endormie de la baronne, tenant Riga, le dernier chien survivant et le fixant avec un regard mauvais.
Après discussion, Diane, décontenancée, avoua qu'elle en avait marre de subir tant d'humiliation et qu'elle voulait se venger, mais qu'elle ne parvenait pas à se résoudre à tuer un si gentil chien. Yvonne la calma et, reprenant ses esprits, Diane décida de s'enfuir. Sortant par la fenêtre, Yvonne et elle retrouvèrent Charles. Diane demanda aux deux agents de l'aider à s'enfuir ce soir pour Paris. Ne voulant pas quitter les lieux si vite, Charles assoma Diane et la ramena inconsciente dans les appartements du groupe.
Pendant ce temps, Albert et Iris, au salon, furent rejoint par Hyacinthe. Celui-ci, très mondain, commença par faire des avances à Albert, puis, après des menaces ouvertes de duel, le tourna en ridicule et quitta les lieux avec sa sœur, en expliquant qu'il espérait ne revoir ni Albert, ni Charles, et encore moins dans leurs appartements.
Se retrouvant tous dans leurs appartements, nos agents réveillèrent Diane et lui apprirent la nature de leur mission. Elle leur demanda de la ramener au plus vite voir "Tonton Jules" : elle allait mettre en œuvre sa vengeance en récupérant sa fortune et en mettant sa tante et sa cousine sur la paille. "A la rue, les deux garces" Interrogée sur ce que les De Naule-Vicomte pouvaient bien lui vouloir, Diane montra aux agents le médaillon qu'elle gardait toujours sur elle : un cristal que son père lui avait ramenée de son expédition en Tambanie. Ce joyau africain était le dernier souvenir qu'il lui restait de son père, Adémard Orfanville, grand voyageur mort dans des circonstances étranges d'une fièvre fulgurante... Convaincus, nos agents décidaient de plier bagage et de rentrer à Paris.
Seul Philippe, tourmenté par l'instant de faiblesse qui l'avait fait céder à Marie-Fleur, se demandait comment il pouvait sortir de cette situation en gardant tout son honneur de gentleman...
Voilà la fin momentanée de la séance. On risque de ne pas rejouer avant un mois.