Samedi 5 juillet 2008
Lu L'élégance du hérisson, de Muriel Barbery.
D'une traite ou presque, entre Lyon, Paris et Newcastle. Après du Palahniuk, il y a quelque chose de frais dans ces histoires de jeune fille suicidaire et de vieille paria élitiste.
On sent un brin de complaisance dans les élans esthétique de ce livre qui parle de l'Art comme si de rien n'était, mais qui nous donne quand même la leçon de ce qui est beau et de ce qui ne l'est pas.
Car ne nous y trompons-pas, dans ce roman, il y a les bons et les méchants. Les gentils, qui planent au-dessus de la mêlée, intelligents, diaphanes, méditatifs. Et les fâcheux, tous plus ou moins risibles ou navrants, poursuivant de bas intérêts et incapables de voir le début du commencement du Beau.
Caricatural? un peu, forcément. Mais on sourit devant les personnages bêtes et fas. On reconnaît, hélas, il faut l'admettre, nos voisins, nos collègues, notre cohorte de proches... Et bien des gens importants...
L'auteur se moque un peu de nous, un peu d'elle, un peu des autres. Et elle a bien raison. On oublie bien vite que l'absurde est plus grand que tout. Que les Mots avec des majuscules, les pensées profondes avec ou sans numéro, sont plus importantes que des vacations farcesques.

Le monde est comme ça, sans doute.
Et bien ce livre est un peu une parenthèse, qui nous fait croire, en trompe-l'oeil, que les destins peuvent changer. Que la vie peut être différente, en meilleur ou en pire. Qu'on n'enferme pas tous les possibles dans une boite si facilement que cela.
La vie déborde, fatalement.
Et c'est cette énergie déferlante qui coule dans les lignes.

Donc à lire, avec bonheur ou larmes. A lire et à prêter, parce qu'on dévore sans souci ce roman dous-amer.
Par XS - Publié dans : + de livres
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Mercredi 2 juillet 2008
Lu Snuff de Chuck Palahniuk.
Pas grand chose à redire. Le livre n'est ni mauvais, ni exceptionnel. ON retrouve toutes les ficelles de l'auteur. Les sujets un peu choquants, les anecdotes (True fact) pour épater la galerie avec un fond d'érudition pittoresque et inutile.
Cette espèce d'envie de frôler l'écoeurant tout en tournant les choses en dérision. Cette farce qui n'a même pas à être choquante et qu'on peut prendre pour une vie ordinaire.
Je n'avais pas prévu la chute, c'est sûr, mais j'avais deviné, forcément, le rebondissement majeur... tellement limpide. Je commence à connaître mon Palahniuk, quand même.
Toujours les familles barrées, toujours la narration bizarre. Toujours les destins improbables mais pas si impossibles.

Alors quoi ? moins bien que Monstres invisibles, je pense. Moins barré que Lullaby. Moins brut que Choke.
ça reste un bon bouquin, mais l'appât un peu racoleur du sexe me semble moins solide que la violence dans Fight Club ou la religion dans Survivor.
Bon, j'arrête mon "name dropping" de titres... n'en jetez plus. Ce livre a le mérite d'être écrit, d'être lisible avec plaisir. Alors si vous aimez déjà Palahniuk, lisez le. Et si vous ne connaissez pas Palahniuk, préférez lui plutôt un autre ouvrage pour commencer.
Par XS - Publié dans : + de livres
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Dimanche 29 juin 2008
L'autre qui rit de son jeu de mots.
Habile orateur, et conscient de l'être.
Le sens n'est donc rien devant la voix qui porte, le ton qui charme ?

Comment ai-je seulement pu croire que les choses étaient sensées ?
Chaque réunion, chaque meeting, chaque discours me prouve que non.

Sarkozy a sans doute raison dans son infini cynisme de vouloir gérer sa nation comme une entreprise, avec ses combines de manager, avec sa communication efficace plutôt qu'une vraie stratégie.

Les gens marchent mieux comme ça. Ils préfèrent.
C'est triste, mais c'est comme ça.
Dans un camp comme dans l'autre, on veut qu'on nous tourne la tête au lieu de faire tourner nos méninges.
Par XS - Publié dans : + de trucs
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Dimanche 29 juin 2008
Ce que je suis s'essouffle.
Je vois bien, en creux, ce que je ne suis pas, ce que je ne ferais pas, jamais, au grand jamais.
Je vois bien les années qui filent, les occasions manquées, les portes qui se ferment.

Mais les coïncidences, les surprises sont toujours là : je ne m'attarde pas sur ce que je perds parce que j'ai toujours trop à faire avec ce que j'ai, ce que je trouve.
Le déluge, l'indigestion... Trop plein, je peine à bouger. Trop de choses me font de l'oeil. Trop de vies.
C'est encore tôt, sans doute, encore tôt. La soirée n'est pas fini : tout est là.
A manger, à boire. Et des mecs. Et le reste. La musique bat, frappe, sourde.
Tout est présent, l'air moite me frôle autant que les regards.
Tout est possible. Rentrer tôt, rester tard. Rester sobre ou vomir dans un coin. La vie comme un open bar : on paye les conséquences plus tard, de toute façon.
Tout est séduisant.

Mais tout est fugitif. Je ne connais que trop bien la fin de la nuit. L'air se fait fumée étouffante. Tous les mecs intéressants sont partis. Toutes les bonnes bouteilles sont vides. Il n'y a plus rien à manger à part des chips rances dans un coin qu'on évite parce qu'un boulet en manque de conversation y stationne désespéremment.

Est-ce qu'on atteint toujours ce point de lassitude, de désillusion où le mythe s'écroule ? Est-ce qu'il faut vraiment savoir se retirer à temps pour ne pas tomber du mauvais côté de la ligne ?
Le café aura-t-il un goût de cendres ?
Les jeux seront-ils l'éternelle répétition ennuyeuse de ces premières minutes d'extase?
Les livres ressasseront-ils toujours les mêmes mots, les mêmes fins ratées, les mêmes effets de manches?
Les gens s'acharneront-ils un jour à n'être que leur propre caricature, BORING and STUPID?

Si la vie est un buffet, est-ce qu'on va mal finr, gavés comme des porcs après des excès déraisonnables ?
Je ne sais pas si c'est l'homme ou l'humanité qui veut ça. Cette ivresse de l'excès, le toujours plus. La planète pillée pour ne pas avoir plus de bonheur au final.
Mortels que nous sommes, si nous étions raisonnables, nous ferions notre vie en partant de la fin. Une belle mort pour commencer, puis de là, pas à pas, en rétro-planning, on tracerait notre route.
Lucidité radicale. Que l'on n'a pas.
On s'en moque. On veut vivre éternel. Confusément, on oublie que les choses vont finir, on se convainct qu'il faut un contexte plus flou, plus arrangeant : on a la postérité, la descendance, la trace immortelle de l'être dans les idées...
On se dit tout ça.
Pour avoir bonne conscience dans notre bel égoïsme.
Tout est autorisé si on a toujours le temps plus tard de rattraper, de faire mieux.
Lâchons nous... relâchons nous.

Pas de retenue.

Et c'est ainsi que les jours passent.
Par XS - Publié dans : + de jours
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Lundi 23 juin 2008

Can life be faked?

Parfois, en lisant certain blogs, je me dis : "C'est pas possible."
Sérieux, parfois non, on y croit pas. Je n'y crois pas.

Alors peut-on romancer son blog? Romancer? Cabotiner? Un peu, oui, sans doute.

Mais est-ce qu'on s'invente des déprimes pour se faire plaindre? Des succès pour se faire admirer? Des maladies pour se faire soutenir?

Certains le font peut-être, et dans la foule humaine, peut-être, c'est sans doute.

Je m'interroge. What's the point? Mais pourquoi diable... et là, éclair, illumination... Bien sûr!

Je vois bien, je saisis, je comprends. Est-ce que, moi non plus, je ne fais pas mes petits arrangements avec la réalité? Mes petites touches par ci par là pour réécrire l'histoire?

Mundus universus exercet histrioniam. Le monde entier joue la comédie. Alors, finalement, ceux qui tiennent un blog factice ne sont pas pire que ceux qui vivent une vie de façade.

paperthin characters running everywhere

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Lundi 23 juin 2008

Something wicked this way comes

Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de XS.

Matinée embrumée. On me promet des orages en fin de journée. On me passe Georgia en hommage à Ray Charles. Olivier me raconte un vague truc sur l'Euro et l'Europe. Petite forme. Là, merde, je réalise que j'avais oublié les élections. Bon, ça tombe bien, j'avais prévu une journée "intégrale glande" pour Dimanche, alors je peux rajouter le vote dans mon planning. Mais quand même, je m'en veux d'avoir zappé ça. Je ne suis qu'une victime consentante de l'air du temps, une de plus.

Taf survolté. DaAl part en vacances pour New-York demain et rien n'est prêt. Le traducteur ne pourra pas livrer les textes à temps pour un prétexte bidon. On bouge, on court, on crie. Agitation d'un vendredi de deadline, sauf que la deadline est la semaine prochaine. J'ose pas imaginer. Mais m'en fous, je glande vaguement parce que, oui, moi, je suis OK dans mon boulot.

Puis quiche/sandwich au Palais Royal avec SwiJ. On parle de nos visions du monde de l'entreprise. Il est déterminé à repartir prendre les études. Inconsciemment, je me dis "Moi à son âge?" comme pour comparer et non, vraiment j'aurai été incapable de la moitié du tiers de ce qu'il fait. Whatever. Brin de soleil. On se tait aussi. Le vent souffle les embruns de la fontaine... Je profite avant de replonger.

Le travail reprend ses droits. On a besoin de moi pour répondre, on a besoin de moi pour trancher. On a besoin de moi pour savoir aussi. Oui, je suis incroyablement utile parfois. Ou pas.

Mais je suis aussi utile pour gérer les appels clients (je vous jure, c'est inouï le nombre de trucs que je peux faire). InfC passe toute la conversation téléphonique à rire, nerveusement sans doute. Chaque problème déclenche une nouvelle hilarité. Je finis par lui emboiter le pas. On rit. Les photos officielles de la guest star du jeu renforcent ce sentiment. 4 clichés absolument impeccables : un en extérieur, trois en studio. Alternance chemise sombre, chemise claire. Tendance "playboy qui a du poil". On rit. Les problèmes techniques. On ne se comprend pas. On rit. Elle s'inquiète des problèmes de la post-prod sur ce projet, car il va y avoir un gros boulot de réglage après la livraison des masters. Elle me dit qu'elle entrera les codes le week-end s'il le faut. Je lui dis OK, mais comment? Silence. On rit. Elle me réitère son envie de venir sur Paris "pour faire une vraie réunion". Mon rire se crispe un peu. Comment dire... Je t'aime bien mais là non.  C'est pas parce qu'on communie dans notre désarroi le plus profond face à l'abyme qu'on va sympathiser, ma vieille. Mais bien sûr, ce qui me traverse l'esprit ne franchit pas le cap de l'articulation. Je veux pas la vexer quand même. Oui oui bien sûr, cet été. On rit. On rit tellement qu'on finit par se souhaiter bon week-end sans rien avoir résolu, mais on est quand même contents de s'être parlé au téléphone. Comme quoi c'était plus un besoin primal de se renifler, de se palper, de s'approcher qu'un véritable appel professionnel. Je raccroche.

Mes collègues, forcément, me regardent bizarrement. Parce que certes on déconne pas mal ensemble, mais à la moindre sonnerie de téléphone, c'est généralement le couvre-feu. Donc ils trouvent ça bizarre. Soit ils pensent que je me conduis de façon un peu légère et peu professionnelle avec une cliente, soit ils sont vaguement jaloux de cette rigolade que j'ai eu avec InfC et qu'ils n'ont pas partagé, comme si je me rapprochais plus d'elle que d'eux. Soit encore, ils pensent que j'attaque un peu fort avec la douce InfC, dont le prénom fait fantasmer plus d'un au bureau... Mais bon, là, les collègues les plus perceptifs (et les plus proches) sont informés de mes préférences et eux au moins ne vont pas imaginer que je la drague.

La journée avance. Je reste égal. Le jeu se profile bien, en plus. L'effervescence a gagné tous les bureaux. C'est plus qu'un Vendredi, c'est une humeur bizarre, un décalage, qui a contaminé tout le monde. L'ironie entre en résonnance avec la chaleur et on est caustique près du ventilo.

Ô joie, pendant les premiers départs, je surfe avant de partir à mon tour vers d'autres horizons. Vers le palais de la Perse en l'occurence. Où, après un arrêt à Odessa, je retrouverai mes ex-collègues de labo de thèse...

La journée n'est pas finie, mais déjà, j'ai la certitude qu'il y a quelque chose d'étrange dans l'air.

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Lundi 23 juin 2008

Résolutions

Et cette fois, je n'oublie pas de mettre le réveil à sonner.
Et cette fois, je me lève sans attendre trois plombes.
Et cette fois, je file au boulot sans bouquiner Ultimate Spiderman.
Et cette fois, je bosse efficacement au lieu d'oublier la moitié des trucs parce que c'est pas pressé.
Et cette fois, j'arrête de déranger tous les gens de mon bureau en discutant sans arrêt.
Et cette fois, je ne regarde pas le web pendant des heures en écoutant de la musique.
Et cette fois, je me couche tôt...
Ou pas.

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Lundi 23 juin 2008

More XP

Je ne sais pas d'où je tire ça. Des jeux peut-être? Oui sans doute.
Les jeux de rôle à la base. D&D et les points d'expériences. Les XP qu'on gagne régulièrement pour que son personnage monte de niveau. Là c'est sûr, on n'est en plein dedans.
Les jeux vidéos ensuite. Avec les scores ou autre bonus. Qui permettent toujours de débloquer un truc secret, une option cachée. Ou quoi ou qu'est-ce...
Bref...
De toute façon, je suis dans la logique que l'accumulation d'un truc peut avoir un effet bénéfique sur autre chose, même si ça n'a rien à voir. Donc faut maximiser. On comprend pas toujours pourquoi. Il y a même rarement un lien de cause à effet. Mais ce sont les règles du jeu qui veulent ça. Il en faut plus. Plus encore. Toujour plus.
Maximiser le nombre de livres lus, d'épisodes visionnés, de DVDs empilés, de pages web cliquées.
Comme si ça remplissait quelque chose (mon existence?) qui n'avait rien à voir.

Alors certes, vu mon parcours, je dois affirmer que je donne dans le qualitatif plutôt que dans le quantitatif.
Non, je n'optimise pas. Ou en tout cas, pas par rapport aux critères habituels, aux fonctions d'utilités standard. Je ne maximise pas mes euros encaissés, je ne maximise pas mes mètres carrés de surface, je ne maximise pas mes kilomètres parcourus, je ne maximise pas mes caractères publiés...
Non, ça serait trop simple.
La pirouette du qualitatif (genre "c'est ma qualité de vie qui compte plutôt que le reste") c'est un truc pour biaiser.
Je maximise indirectement. Je maximise mes XPs, une sorte de compteur virtuel qui va me débloquer je ne sais quelle progression imaginaire.
Comme si je passais un niveau au 115ème Granola avalé. Comme si je devenais meilleur au 4000ème roman lu. Comme si poursuivre et accumuler la répétition de mes plaisirs me faisait avancer, comme si c'était, mathématiquement, progresser sur une route déjà définie.

Ca me rappelle un truc que j'avais lu sur les poissons, du temps où j'avais Okazu et Cijamet en bocal : que si on doublait la quantité de nourriture donné à un poisson rouge, son espérance de vie diminuait de moitié. Il y avait une sorte de "conservation de la masse" pour ce qui était de la nourriture ingurgité par un poisson pendant sa vie.
Donc effectivement, on pouvait mesurer sa vieillesse en kilogrammes ingérés plutôt qu'en jours. Comme si le vrai compteur vital du poisson était sa quantité de nourriture et pas son âge.

Moi, pareil, j'essaie d'évaluer mon avancée dans la vie en "quantité de plaisir" éprouvé. Parce que, en terme de sens, de quête existentielle, c'est ça mon objectif. Vieillir? Mais vieillir pour quoi? Pour plus de quoi?
Pour l'instant, j'accumule ce qui me va. Alors fatalement, j'aime vieillir.
Mais viendra peut-être un jour où mes compteurs ne progresseront plus. Où le plaisir me fuira. Où les choses qui me contentent auront déserté mon existence. Là, cruellement, je n'aurais plus rien à apprécier. Plus de progression à observer d'un oeil réjoui. Je devrai me licencier de la direction de ma vie...
Non, ça ne m'angoisse pas.
Pas le temps, pas l'envie.
Et puis, maintenant, ça y est : j'ai un nouveau compteur sur mon tableau de bord invisible... Le nombre de notes dans mon blog.
More more more... Essayez donc de m'arrêter.

Par XS - Publié dans : + d'archives
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Lundi 23 juin 2008
J'ai reçu à 14h36 une invite pour aller à un meeting PS à 16h00 au Rex...
Je vous jure.
En plus, comme toujours entre bonne société, il y a un RSVP pour confirmer sa venue.

Est-ce qu'on sert donc de bouche-trou? Les gens importants n'ont pas pu venir, donc on rameute des militants locaux qui n'auraient rien à foutre aujourd'hui?
Désolé d'avoir une vie.

Mais vraiment, c'est pas des manières.
Les conneries qui me donnent bien envie de rendre ma carte se multiplient.

Sinon, quoi de neuf?
Le boulot, forcément. C'est un full time job sans problème. Je vais, cours, vole. J'aime ça. Strasbourg un jour, Lille le lendemain. Et Lyon, forcément, au téléphone. Mon coeur à Paris, mon temps à Montreuil. Je me déchire, me fragmente.
C'est usant quand même.
Mon boss ThiS me rassure et me dit que j'assure.
Oui mais jusqu'à quand...
comme dit le gars qui tombe du 13ème étage : jusque là, tout va bien.

Je continue comme si, en fait, j'avais pas trop le choix. Et il y a tant à faire que j'ai du mal à mesurer mon impact sur les choses, mon influence sur les projets, mon apport dans les vies autour de moi.

Et c'est ainsi, je crois, que les jours passent.
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Mardi 17 juin 2008
Pourquoi tous ces morceaux de verre dans la rue?
On pourrait, je ne sais pas, croire que ce sont les bars, les mecs bourrés qui pètent leur pinte : ils sortent pour fumer, la France perd le match, ils jettent leur verre par terre. Ou bien ils trinquent à la russe. Bref, on pourrait croire que les alcooliques sont des boulets.
Et ben non... c'est même pas ça.
Il y a surtout son lot d'ampoules cassées, de vitres de voiture brisées, de morceaux de fenêtres, de bouteilles explosées...
là encore, si c'était un brin inquiétant, on serait dans Lost, mais non, c'est juste ridicule et c'est dans ma rue.
Tous les jours, des tisons ou autres bouts coupants parsèment les trottoirs. On en deviendrait des fakirs modernes. On en ferait des mosaïques post-contemporaines.

Et le tichien, comme un con, veut toujours les renifler ou les lécher.
Je vous jure, on est pas aidés.

Et c'est ainsi que les jours passent.
Par XS - Publié dans : + de jours
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