Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 16:59
On leur a brisé le coeur d'un mail nonchalant de rupture glacée.
On les a licencié salement en leur proposant, mépris mondalisant, un reclassement à 99.99 euros par mois en Inde.
On leur a refilé un virus mortel qui a déjà fait mourir à petit feu tous leurs proches.
On leur a pris leurs enfants après une sale séparation.
On les a reconduit à la frontière pour remplir un quota.
On les a jeté à la rue parce qu'il ne fait pas si froid.
On les a mis en prison.

Depuis l'esclavage, depuis les âges sombres, la misère humaine a changé, mais le malheur est toujours là.

De quel côté de la ligne, de quel côté de la barrière, va-t-on tomber ?
Ouf, le soleil, le sourire... encore chanceux, encore heureux.
C'est le mois de Mai. Les porcs du Mexique peuvent bien geindre, je reste en bonne santé.
Imperméable à la misère, je persiste, je persévère.

Et c'est ainsi que passent les jours.
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 16:39

tgv

Pouf.

Le temps file.

En l’espace de deux petits jours, demain devient hier.

L’avenir se périme à vitesse grand V.

On court toujours et le BPM n’est jamais assez haut.

On peut toujours faire mieux, et mieux c’est plus.

 

On dort moins. On mange plus vite et moins bien.

On fonce.

Full speed ahead. Endless rush. Crunch time. Whatever…

On se voit pas devenir un homme pressé.

On oublie vite que le paysage flou qui défile n’est pas qu’un décor. Le train fonce. Les rails.

Les gens laissés sur le quai.

Les bagages abandonnés.

Tôt ou tard, on sera à bout de souffle.

 

Un monde épuisé. Une société en excès de vitesse.

 

Parce que flâner, profiter, savourer est un luxe improductif.

 

Et c’est ainsi que les jours passent.

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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 19:00
Tu n'as pas cherché à me voir
Le vent a tourné
Comme le linge dans le séchoir
J'ai tout mélangé
Le sommeil et les mots
Mais tu n'as pas cherché à me voir

Tu étais sûrement occupé
À couper les ponts
À monter des murs
À chercher des frissons
Ou des bouffées d'air pur
Mais tu n'as pas cherché à me voir, à me voir

Et puis un jour, on accepte les choses
On se recroise, mais pour se dire au revoir
Goodbye
Mais tu n'as pas cherché à me voir
Alors un jour, on regarde les choses
On se dira un mot, on se dira au revoir
Goodbye

Trop tard pour se retourner
Trop tard pour se retrouver
Trop tard, trop tard, il est trop tard
Mais tu n'as pas cherché à me voir, à me voir
Tu n'as pas cherché à me voir

(la grande sophie)
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 15:56
J'étais une jeune fille ou bien un garçon
Je ne sais plus très bien
Au bord de la ligne de l'indécision
Il y a le mois d'avril qui passe

Quand le mois d'avril s'échappe
Je me pose de drôles de questions
Quand le mois d'avril s'échappe
Je regarde pousser les bourgeons

J'étais une fleur ou bien un poisson
Même fanée, je buvais la tasse
Dans mon aquarium, au cœur des saisons
Il y a le mois d'avril qui passe

Quand le mois d'avril s'échappe
Je perds tous mes repères
Quand le mois d'avril s'échappe
J'oublie les sensations

Les instincts fragiles, les parfums de déjà-vu
Le moral en exil et les portes sans issue
Les jours difficiles, les envies en garde à vue
Quand est-ce que tout commence ?
Dis-moi, dis-moi

J'étais un orage ou une dépression
Dans le ciel se comptent les doutes
Parmi les nuages, il y a un rayon
De soleil qui chasse les gouttes

Quand le mois d'avril s'échappe
On a déjà changé d'heure
Quand le mois d'avril s'échappe
C'est pour laisser place
Au joli mois de mai
Joli mois de mai qui va tout changer
Moi de même, joli mois de mai

(la grande sophie)
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 08:50
Je ne saurai jamais, c'est sûr, à quel point c'est génial d'être un ado californien friqué dans l'Amérique d'Obama, ni un trader surfant Wall Street avant la crise.
J'ai même raté, si je n'édite pas trop ma mémoire, le coche des MCDLP (mecs cools de la promo).
D'un autre côté, je me console en me disant que je ne serai pas une bergère tamul, ou une paysanne chinoise, ou un guérillero en Amérique du Sud.

Il y a tant de vies qu'on loupe. Qu'on n'effleure même pas. Non, ça ne nous touche pas. On connaît à peine leur appellation, leur titre. A peine leur existence.
Ces milliards de vies passées ou à venir.
Et ces contemporains qu'on ne prendra pas le temps de contempler.

Si on pouvait faire pause (With my freeze ray I will stop the world...), on pourrait prendre le temps de souffler. De penser. De comprendre.
Prendre le peu de distance aux choses qui nous aiderait à mieux saisir la vie.

Mais voilà, non. On ne peut pas. On ne pige pas. On doit se contenter de constater amèrement.
On en garde, dans un aéroport ou dans le métro, la vague sensation que le monde est plus doux pour ceux qui ont la chance d'être au bon endroit au bon moment. On croise ces connards qu'on souhaiterait détester un peu plus ou imiter mieux. Leur vie respire l'aisance, le plaisir, l'insouciance.
Rien ne semble les miner.
On imagine même pas qu'un problème quelconque puisse peser sur eux.
Et on les laisse comme on les trouve, intouchés, exaltés, heureux.
Ils rient d'une blague qu'on n'a pas entendues alors qu'on fonce déjà, entre des foules boiteuses, vers nos tâches angoissées.
Secrètement, on nourrit le voeux que leur inconséquence soit trois fois punie.

Et c'est ainsi que les jours passent.
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 08:39
Absolue étrangeté : là Titi appelle sa BFF Jen à plus de sérénité et menace de ne plus adresser la parole à JB s'il continue à draguer Miss Lolo. Ici, c'est F. de l'assoce FnRSuP qui s'extasie (ou s'indigne) devant un truc insupportable (ou génial) arrivé ce week-end.
Partout, les gens ont des trucs énormes à partager.
Bien sûr, oui, on y comprend rien.
On devine vaguement, à peine, que cela a un sens. Que cela compte pour quelqu'un, quelque part.
L'avalanche d'information, ce fracas virtuel, n'émeut plus grand monde au final.
Too much information? Ben c'est surtout "not enough attention".
On a bien autre chose à faire que filtrer tout ça.
Il y a quelques années, encore, on pouvait browser l'essentiel de ce qui nous touchait. Mais maintenant... j'ai comme cette sensation qu'on est passé de l'âge d'or des encyclopédistes, ces savants qui pensaient pouvoir rassembler TOUT le savoir humain, au siècle touffu des experts, où chacun gère au mieux, marketing compris, son domaine réservé, partageant assez pour susciter l'intérêt, mais pas trop pour ne pas être détrôné.
Que vaut le savoir de nos jours? Que vaut le secret?
On lance son intimité au visage d'inconnus tout en revendiquant l'anonymat d'une foule virtuelle. Unique et pourtant fondu dans la masse.
Au final, c'est sans doute la question de l'identité qui revient cruellement quand, en temps de crise, on doit moins s'étendre, moins s'étourdir en distractions, et plus revenir vers soi, plus se demander ce qui compte.
Qui est-on aujourd'hui?
Qui est ce voisin résolument moderne et écolo, mais qui jette ses mégôts par la fenêtre et qui pousse son home cinéma à fond quand ça lui chante? Est-il un altruiste soucieux du bien-être de la planète ou un sale connard d'égoïste qui place son propre plaisir avant tout?
L'individualisme, hélas, n'est pas une identité. Il semble aujourd'hui quasi admis que l'intérêt collectif ne peut se définir que comme la somme des intérêts communs, sans alternative sous peine de voir briser toute coalition par le biais de déviation profitables à certains (de mon point de vue, je dirai que les déviations sont déjà là, il suffit de regarder ce que les plus riches et plus puissants arrivent à tirer du jeu... mais c'est une autre histoire).
Donc l'individualisme est plutôt, à mon avis, un renoncement de l'éthique, une paresse de la vision. Une évidence que l'égoisme moderne est absolu, comme la gravité. Cette loi de la physique, pourtant, devrait nous lier si on poursuit la logique. L'individualisme nous pousse à être ensemble non pas au service d'un intérêt supérieur, mais au service de nos propres petits intérêts. Et en cercles concentriques, en communautés d'intérêts plus ou moins rapprochés, on se réunit pour mieux profiter de tout cela. La société n'offrirait rien de plus.
Pas d'identité autre que la pelure d'oignon des intérêts cumulés.
Mais quoi... ces cercles concentriques de communautés d'intérêts ne suffisent pas à former une identité. Quand bien même on pourrait totalement calculer la "fonction d'utilité" d'une personne, on n'aurait pas tout saisi d'elle. Le modèle, en quelque sorte, tombe à plat.
On avait pourtant espéré, il me semble, prévoir toutes les dimensions de l'humain.
Mais on a perdu un je ne sais quoi. Un truc qui vibre et gratte.
Et sur les blogs, Titi continue à égréner la liste de ses doléances pendant que F. continue à essayer d'attirer l'attention pour fédérer quelques personnes autour d'une cause.


Et c'est ainsi que les jours passent.
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 15:31

Mon algèbre

J'apprends à calculer le sens de l'existence
Mais je suis débutant pour tant d'opérations.
Personne ne m'a appris à gérer la constance
Ou même à diviser mon coeur par les passions.

J'intègre tant de gens et leurs noms s'accumulent.
La somme à l'infini ne me rend pas malin...
J'en oublie la moitié et le reste s'annule.
Retour au point zéro : moi moins toi égale un.

De tout ce que je sais, les maths et la physique,
Rien ne m'a préparé à dériver mes choix
En fonction continue dans une vie classique.

Je développe au mieux les hasards qui m'échoient :
Si tu sais projeter mon bonheur sur demain,
On pourrait partager quelques facteurs communs.

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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 15:28

Tandoori et vodka, seconde prise.

J'ai commencé par une odyssée parisienne, un chemin qui me fait aimer la ville, à pied, malgré le ciel couvert. Quelques conversations chopées au vol, quelques images capturées au passage, des visages, des silhouettes. La ville m'offre ses bâtiments, sa foule. Les touristes s'amusent et m'amusent.
Pyramides, Palais du Louvre, Pont des Arts, Saint Michel, puis arrivée Contrescarpe. Achats en chemin (thé et jdr) puis cocktails à l'arrivée. PirW m'appelle : en retard. Emi m'appelle : Seb en retard. So what? ça arrive... Je suis pas démuni... L'attente me convient. Attendre, attendre, je sais faire. J'en profite même pour finir Fight Club. Je regrette juste qu'il fasse un peu frais. Avec un brin de soleil et quelques degrés de plus, le moment serait vraiment ultime. Mais là, je frissonne. Je repense à ma semaine.

Seb arrive. On papote et boit. On parle un peu de la semaine. De l'avenir aussi. Du boulot quand même. J'avoue que, professionnellement, j'aimerais croire que je suis à un "tournant". Cela dit, rien n'est entre mes mains. Je suis dans un véhicule roulant à tombeau ouvert et sans pilote. Et tout ce que je contrôle, au mieux, ce sont les essuie-glaces. Alors OK, les essuie-glaces, c'est important, mais ça nous sauvera pas. Enfin bon, c'est pas mon boulot le sujet de la réu. On recentre ça sur le rapport entre réalité des bonhommes et quadrillage. Sujet métaphysique s'il en est, surtout après des Blue Lagoon et des Tequila Sunrise... Autant dire que la réu prend une tournure moins professionnelle qu'on aurait pu vouloir. Heureusement, Flu et PirW nous rejoignent et on va manger Au hasard de nos déambulations et de nos délibérations, c'est un restau indien dans lequel nous nous installons.

Puis on enchaine, avec Emi et CouG, sur notre bar "en haut sur la montagne", là où la vodka est au caramel (ou à la menthe). Flu et moi, on gonfle tout le monde avec nos blogs (tant qu'on y est, autant que ça serve à quelque chose). Dans la fumée et la salle bien remplie, l'heure tourne. CouG rentre. On raccompagne Seb et Emi au RER. Restent le trio WW : PirW, Flu et XS. On marche un peu histoire de trouver un point de chute, mais rien ne nous convient : trop de monde, pas assez... Je crois que j'ai mon compte et je m'avoue vaincu. On rentre aux Noctambus. Bon, moi je rentrerais bien à pied mais mes comparses me convainquent que marcher c'est chiant finalement. Et c'est vrai que bon, j'ai déjà donné dans le domaine.
Suivant leurs conseils, j'abandonne donc lâchement mes deux compagnons pour sauter dans le E qui passait là. Il me ramène sur mon territoire. Encore quelques pas. Quelques minutes. Il fait toujours un poil trop froid pour que je profite à fond de l'instant. Cette soirée, ces rues, ces airs dans ma tête. C'est la même chose cent fois. C'est le sillon de l'habitude dans lequel je m'engouffre sans réfléchir, et avec joie même. Ma rue, mon marchand de journaux, mon immeuble, mon étage, ma porte, mes clés, mes chats... En allumant mon ordi, je repense à Tyler Durden et je me demande, secrètement, si mon gourou intérieur n'a pas pris le contrôle de ma vie, pour le meilleur et pour le pire : je porte une force qui me dépasse.

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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 15:08

I am Joe's Stupid Blog

Chuck Palahniuk est un auteur génial. Je l'ai déjà dit, je l'ai déjà répété, et on m'entendra encore insister longtemps sur ce point je crois.
Et après avoir lu Monstres invisibles, Survivor, Choke et Lullaby, je me suis enfin décidé à attaquer Fight Club, son premier roman.
Alors OK, j'avais déjà vu le film, donc forcément, je ratais la moitié de la surprise, du brio même, du livre. Mais quand même, c'est brillant. Le style est brillant, on retrouve le ton fidèlement repris par le film, avec quelques petits plus qui n'aurait pas été adaptables à l'écran. Le personnage de Marla est encore plus déjanté. Le héros est vraiment complètement "fucked up". Et Tyler Durden est une bombe humaine... L'histoire est racontée brillamment et c'est une lecture savoureuse même quand on connaît la chute du livre (que je me garderais de révéler ici)...

Donc si vous n'avez pas lu Fight Club, arrêtez tout de suite de perdre votre temps avec ce blog débile et faites plutôt un truc bien dans la vie : lisez Chuck Palahniuk.
On vous aura prévenu.

"That old saying, how you always kill the one you love, well, look, it works both ways."

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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 15:04

Travailler. Ou pas...

Jeudi matin. Je m'éveille épuisé de l'examen de chinois. Non pas épuisé physiquement, même si j'ai dû dormir avec une mauvaise position et que j'ai l'épaule toute courbaturée. Mais épuisé mentalement. Je n'ai plus envie de tenir les rênes de mon existence. j'ai, peut-être, trop exigé de moi ces derniers jours alors jusqu'au week-end, c'est décidé, je me laisse porter.

C'est un renoncement agréable : je ne suis pas né pour vivre dans l'effort. Je n'aime pas m'obliger à aller au-délà de mes limites. La contrainte, parfois, m'aide à me dépasser, mais mon naturel flemmard et mon "laisser-aller" inné reviennent au galop.

Donc Jeudi pas super productif : MarL prend le relai sur le projet Rat Sca et ça me soulage bien. Pas de vraies nouvelles d'InfC anyway. A midi, des nouvelles d'ExF, qui peut pas venir pour le déjeuner. Il aimerait qu'on se voit le soir. Bof, je botte en touche : suis pas assez en forme pour ça (je veux dire nerveusement). Peut-être demain? Lâchement, je sais que ça ne se fera pas, pas vraiment. Mais bon, on s'est compris. On se verra ptet un jour, mais c'est pas pressé. Ouf.

Comme je chatte un peu au bureau et que je pars tôt, la limite entre boulot et maison s'efface un peu. Je chatte avec un blogueur un peu fou, mais très marrant. On se dit qu'on se verra ce WE sans doute. J'aurai voulu un café en terrasse, mais je crains que le temps ne le permettra pas... Tant pis.

Corvée quand même : je parviens à me résoudre à changer la litière des chats. Pfff... Pour me remettre, DVD de Babylon 5. La terre est reconquise. J'ai presque fini la 4ème saison. Va falloir songer à me rationner (mais bon j'ai quand même Band of Brothers en réserve pour tenir)...

Puis appel d'un autre blogueur avec qui j'avais bien chatté Dimanche. On papote pendant au moins 3 heures, sans pouvoir trop décrocher. On se dit 4 fois au revoir, et à chaque fois la conversation redémarre "toute seule". La fatigue qui s'installe est de la bonne fatigue, celle qui me porte dans  les meilleurs moments. Je suis bien. J'ai l'impression que lui aussi. Forcément, oui, j'ai envie qu'on se voit. Il part en WE. Donc plus tard. Mais c'est pas grave car tout ça me semble atemporel anyway. La durée est un bienfait. Le délai fait déjà partie de l'histoire et l'obstacle ajoute une valeur à tout ce qu'il touche... Viendra le temps de la rencontre, quand on pourra, quand il faudra, au moment venu...

Well, oui, j'avais déjà prévu de croiser quelqu'un ce WE, je sais. Mais bon, c'est pas la mort. Je suis pas vraiment dans l'optique "coucherie" ou "boyfriend" à 100%. En fait, je suis dans aucune optique. Je crois qu'il faut laisser les histoires se développer comme elles veulent. Comme par magie, comme une alchimie. Et puis deux rencontres possibles, ça va, quand même : je suis pas  en mode "frénésie". Jene suis pas non plus un "stakhanoviste" de la rencontre, comme dirait l'autre...

Anyway. Couché tard. Vendredi matin. Réveil un peu dur. On recommence une journée tranquille : petit speed quand même côté boulot, puisque demande de dernière minute, plus traduction, plus deadline Rat Sca. Mais la tourmente n'est qu'une bourrasque que je traverse, tête haute, sans problème.

Sushi. Après-midi relax. On papote avec SwiJ, et même avec quelques dévs, la folie quoi. Je chatte, blogue. Ce soir, réu de "semi-boulot" jdr, puis arrosage massif à la vodkaramel. Yum yum!! J'ai hâte. Je pense que c'est le genre de rituel qui me permettra de me "laver" de la fatigue nerveuse, matinée de flemmingite aigüe, que je traîne depuis Mercredi soir. En fait, j'hésite même à partir tôt pour passer m'acheter du thé et des bouquins de jeu de rôle... Consommer me ferait du bien. Oui, en bon petit homme moderne, dépenser des sous pour des trucs dont je crois avoir envie me soulage, me purifie. C'est un rituel infaillible.

Donc là oui, on peut dire que je suis vraiment en massive hésitation existentielle. Trop dure, la vie.

Par XS - Publié dans : + d'archives
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